Le Search n’est pas mort, il s’est multiplié
Dans sa keynote d’ouverture, Neil Patel nous le dit clairement : le Search (et donc, le SEO) n’est pas mort, il s’est multiplié. Aujourd’hui, la recherche ne se limite plus à Google : des milliards de recherches sont effectuées chaque jour sur plusieurs types de plateformes (Amazon, Youtube, Instagram, ChatGPT…).
Avec cette multitude de plateformes, la recherche des internautes et leur parcours d’achat se complexifie : 1) ils découvrent par exemple un produit sur Instagram* 2) ils consultent les avis sur Reddit 3) ils se rendent sur le site de la marque 4) ils demandent des comparatifs à ChatGPT…
Ainsi, pour être visible il n’est plus suffisant de ranker sur Google, mais il est essentiel de se positionner sur plusieurs canaux. D’autant plus que 92 % des comportements d’achat incluent plusieurs plateformes. Or, à l’heure actuelle, seulement 14 % des grands groupes (et un pourcentage encore inférieur de TPE/PME) ont adopté une stratégie de Search globale.
*Les réseaux sociaux sont à l’heure actuelle le premier canal où les internautes découvrent une marque ou un produit. Youtube est considérée comme la plateforme la plus fiable pour se renseigner sur un produit.

L’IA rebat les cartes du Search et ses KPI
ChatGPT est le moteur de recherche qui connaît actuellement la plus forte croissance, ayant enregistré 1 milliard de visites journalières avec 9 ans d’avance par rapport à Google. Bien que ChatGPT soit le LLM le plus utilisé, d’autres plateformes telles que Gemini, Perplexity et Copilot sont utilisées quotidiennement par des millions d’internautes et représentent un fort potentiel de visibilité pour tout professionnel et toute entreprise.
L’utilisation massive de ces plateformes a un véritable impact sur le trafic organique : suite au lancement des AI Overviews de Google, le trafic a diminué considérablement. Cependant, le taux de conversion augmente, car le trafic issu des recherches IA, bien qu’inférieur, est plus qualifié et incitatif à l’achat.
Le trafic et les clics restent ainsi des métriques importantes à analyser, mais ne reflètent pas forcément les performances business d’une entreprise. Globalement, les KPI et les signaux à monitorer changent : si le SEO classique donne de l’importance aux mots-clés, aux backlinks, à l’autorité d’un domaine et d’une page, le GEO (Generative Engine Optimisation) donne la priorité aux mentions d’une marque, aux avis, aux citations et aux données structurées.
Le GEO ne remplace pas la recherche classique
L’étude OpinionWay – SEO.fr et Yooda réalisée sur un échantillon de population française (+18 ans) et présentée par Mikaël Priol le montre bien : le GEO ne remplace pas la recherche classique.
Certes, l’IA représente en France (et à l’international) un énorme levier de visibilité et d’acquisition. Au sein de la population française de plus de 18 ans :
- 59 % utilisent l’IA (il est par ailleurs estimé que ce pourcentage atteigne 80 % d’ici un an et demi) ;
- 54 % utilisent ChatGPT ;
- 68 % des CSP+ utilisent ChatGPT ;
- 94 % connaissent ChatGPT.
En parallèle, 98 % des Français utilisent au moins un moteur de recherche “traditionnel” (et les outils IA s’appuient encore largement sur les résultats Google, Bing, etc.). Le conseil qui en découle : mettre en place une stratégie globale (SEO, GEO, réseaux sociaux, etc.), tout en adaptant son plan d’action à chaque plateforme et canal.

Les critères E-E-A-T et le ciblage des contenus demeurent essentiels
Plusieurs conférenciers (tels que Killian Le Moal et Mathieu Chapon) l’ont évoqué : les critères E-E-A-T de Google (expérience, expertise, autorité et fiabilité) demeurent tout aussi importants à l’ère des LLM. Les IA valorisent les contenus frais, personnalisés et à forte valeur ajoutée, provenant de sources fiables et reconnues.
Afin de répondre à ces critères, Julien Bismuth et Olivier de Segonzac nous donnent quelques conseils actionnables pour apparaître dans les LLM :
- Renforcer la confiance des internautes en publiant des contenus uniques (tels que des études), contenant des données chiffrées et des preuves sociales (tels que les témoignages clients) ;
- Apporter de l’information nouvelle et exclusive, qui donne de la valeur ajoutée au contenu ;
- Répondre aux pain points clients de façon de plus en plus personnalisée, profonde et précise.
Ce dernier point est véritablement essentiel pour se positionner sur les moteurs de recherche conversationnels, qui s’appuient sur les Query Fan Out, à savoir des sous-requêtes liées à une thématique précise : par exemple, lorsque l’on pose à un LLM la question “Quel est le meilleur écran TV sur le marché ?”, ce dernier analyse le contexte et génère plusieurs requêtes ciblées (“avis sur les meilleures TV en 2025”, “comparatif téléviseur 2025”, “avis consommateurs TV”).
Pour avoir le plus de chances possibles d’apparaître dans une réponse IA, il est donc essentiel de créer des contenus qui répondent à ces différents besoins (par exemple à l’aide de grappes thématiques ou des cocons sémantiques).
L’IA nous pousse à repenser nos contenus
Le message est clair : finie l’ère où il suffisait de faire des contenus à rallonge (et 100% générés par l’IA) pour ranker. Lorsqu’ils analysent les sources, les LLM se concentrent surtout sur le haut de page (et en partie sur le bas de page). 75 % des contenus cités par les IA se trouvent sur la première moitié de la page.
C’est pourquoi il est essentiel de soigner le début de ses contenus, en répondant au besoin 1) de façon factuelle 2) dès le premier paragraphe. Les experts nous recommandent également de :
- Privilégier une progression logique du général au spécifique ;
- Définir de façon explicite les termes clés ;
- Insérer des listes et tableaux dans les contenus ;
- Inclure des données chiffrées et des comparatifs ;
- Identifier les intentions clés et dédier un paragraphe à chaque thématique.

Les LLM présentent des patterns : le concept de Core Sources
Une étude GetMint nous révèle l’existence d’un pattern dans les réponses des LLM. La start-up française a interrogé des modèles d’IA conversationnelle avec le même prompt, chaque jour, pendant plusieurs semaines. Parmi les sources consultées par les IA, 20 % apparaissent de façon constante et systématique (ce que GetMint appelle les Core Sources) ; les 80 % restants constituent des sources aléatoires, qui peuvent être consultées ou pas en fonction du contexte.
Identifier les Core Sources pour chaque prompt et thématique se révèle précieux pour travailler son GEO, car cela permet de comprendre les critères selon lesquels les IA consultent un contenu donné, ainsi que de reproduire dans ses contenus ces mêmes caractéristiques.
LinkedIn se Tiktokise
Figurant parmi les domaines les plus cités par les LLM, LinkedIn a bénéficié d’une conférence dédiée lors du SEO & GEO Summit. Animée par Sylvain Peyronnet, cette intervention décortiquait le fonctionnement de l’actuel algorithme LinkedIn, et nous a donné quelques clés pour augmenter notre visibilité sur cette plateforme. Les points à retenir :
- L’algorithme propose des contenus personnalisés aux utilisateurs sur la base de leurs 1000 dernières intéractions. Cela permet d’augmenter le dwell time, à savoir le temps de rétention d’un utilisateur sur LinkedIn (ainsi, pour citer Sylvain Peyronnet, LinkedIn se Tiktokise) ;
- Publier trop souvent (plusieurs fois par jour) peut être pénalisant. LinkedIn préfère la qualité à la quantité ;
- Il est essentiel de simplifier les posts au maximum, avec un seul sujet par post ;
- Il faut privilégier la spécificité à la généralité ;
- Dans le titre et la biographie il est recommandé d’être clairs et neutres (compétences, preuves sociales, domaine d’expertise) ;
- LinkedIn booste les posts en fonction des intéractions qu’ils ont reçu dans la première heure de publication. Parmi les signaux qui comptent le plus on trouve
- La fonctionnalité “bookmark” qui permet de sauvegarder un post
- Les commentaires de plus de 15 mots
- Le temps de rétention.

Quelles conclusions pour Contentactic ?
Malgré les temps difficiles pour les métiers du contenu à l’ère actuelle et les “vous n’avez pas peur que les IA vous remplacent ?”, question qui nous a été posée à plusieurs reprises lors de cet événement, nous en tirons des conclusions très positives.
En France tout comme à l’international, les IA nous poussent de plus en plus vers une stratégie d’optimisation globale, qui ne se limite plus aux moteurs de recherche classiques. En parallèle, les LLM privilégient les contenus à forte valeur ajoutée et uniques, incluant des données chiffrées, des retours d’experts et des témoignages clients.
De bonnes nouvelles pour Contentactic, qui se spécialise dans la production de contenus à impact (techniques, B2B, corporate, copywrités), et qui propose à ses clients des stratégies de contenus globales (SEO, GEO, réseaux sociaux…), pour maximiser leur visibilité sur tous les canaux, en couvrant tous leurs marchés cibles (+10 langues, +125 marchés).
Parmi nos bonnes résolutions : continuer sur cette lancée, tout en mettant en pratique et en approfondissant tous les concepts clés que nous avons découverts ou redécouverts lors de cet événement. Un grand merci aux organisateurs, aux conférenciers, aux sponsors et aux participants de cette édition du SEO & GEO Summit pour cette magnifique expérience.



